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Informations
officielles du gouvernement (lien)
Les composés organiques volatils (COV) constituent une famille
de produits très large qui se trouvent à l’état
de gaz ou s’évaporent facilement dans les conditions
normales de température et de pression (20°C et 105 Pa),
comme le benzène, l’acétone, le perchloroéthylène...
Ce sont des polluants précurseurs de l’ozone,
et certains d’entre eux sont considérés comme
cancérogènes pour l’homme. Le benzène
a été classé cancérogène (groupe
1) par le CIRC (centre international de recherche sur le cancer)
depuis 1987. Le 1,3-Butadiène et le perchloroéthylène
sont classés dans le groupe 2A (probablement cancérogène
pour l’homme). Le styrène est classé dans le
groupe 2B (potentiellement cancérogènes).
Définition source Wikipedia : Les composés
organiques volatils, ou COV (VOC en anglais) sont composés
constitués de carbone et d’hydrogène pouvant
facilement se trouver sous forme gazeuse dans l'atmosphère.
Ils peuvent être d'origine anthropique (raffinage, évaporations
de solvants organiques, imbrûlés...) ou naturelle (émissions
par les plantes).
Il y a ambiguïté dans la définition des COV selon
leur composition chimique et leur réactivité photochimique.
En Europe, l’article 2 de la directive 1999/13/CE du Conseil
européen du 11 mars 19991 définit les COV comme suit
:
« tout composé organique ayant une pression de vapeur
de 0,01 kPa ou plus à une température de 293,15 K2
ou ayant une volatilité correspondante dans les conditions
d'utilisation particulières. […] »
— paragraphe 17
et précise que le terme composé organique désigne
:
« tout composé contenant au moins l'élément
carbone et un ou plusieurs des éléments suivants :
hydrogène, halogènes, oxygène, soufre, phosphore,
silicium ou azote, à l'exception des oxydes de carbone et
des carbonates et bicarbonates inorganiques ; »
— paragraphe 16
Au Québec, les hydrocarbures halogénés sont
listés dans les 163 COV à ce jour3.
Les COV peuvent également être définis selon
leur utilisation : solvant, dégraissant, dissolvant, conservation,
agent de nettoyage, disperseur, etc.
Les COV sont des précurseurs, avec les oxydes d'azote, de
l'ozone troposphérique. Ce sont donc des gaz à effet
de serre. Leur caractère volatil leur permet de se propager
plus ou moins loin de leur lieu d'émission. Ils peuvent donc
avoir des impacts directs et indirects.
Selon le Conseil canadien des ministères en environnement
(CCME), les composés suivants seraient exclus de la liste
des COV dus à leur réactivité photochimique
négligeable : acétone, méthane, éthane,
trichlorométhane, chlorure de méthyle, PCTF (p-chlorotrifluorure
de benzène), les CFC (chlorofluorocarbures), les fluorocarbures
et les HCFC (hydrochlorofluorocarbures)4. Cependant, en France,
les chlorures de méthyle sont compris dans la liste des COV.
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A PROPOS DES COV
COMPOSES ORGANIQUES VOLATILS |
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COV et santé - Effets indirects
En effet, les COV participent à des réactions photochimiques
dans la basse atmosphère, causant ainsi l’augmentation
de la concentration d’ozone dans la troposphère,
étant un effet indirect sur la santé. La modification
du cycle de Chapman due aux radicaux générés
par les COV accentue la présence d’ozone dans l’atmosphère.
Entre 1970 et 1990, la concentration en ozone troposphérique
pour l’Europe est passée de 10 ppm à 50 ppm
(ppm : particules par million), soit une augmentation de plus
de 2,4% par année dans ces derniers 20 ans. Celle-ci est
fortement liée à l’asthme autant chez les
jeunes que chez les personnes âgées. Certains des
COV sont en outre nocifs pour les espèces animales et végétales.
L’ozone a également un effet sur les arbres feuillus,
les plantes, les légumes et les fruits. Le climat est également
modifié par la présence des gaz à effet de
serre. Une augmentation de la température globale de la
terre est induite par la présence croissante d’ozone,
qui absorbe dans l’infrarouge 2000 fois plus que le dioxyde
de carbone pour le rayonnement terrestre. Les COV sont également
adsorbés sur différents solides (argiles et limons)
ou transférés dans l’eau par aération,
altérant ainsi la qualité de l’eau potable.
Effets directs
Les COV ont un impact direct sur la santé. Plusieurs normes
de la qualité de l’air ont été établies
dans le passé afin de protéger les humains face
aux différents polluants atmosphériques pouvant
nuire à la santé. Dans ce combat, l’exposition
à des vapeurs de benzène fut associée directement
à la leucémie. Puis, les effets cancérigènes
du 1,3-Butadiène ont été apportés.
Il en vient alors difficile de déterminer des valeurs limites
face au COV dans l’air ambiant, du à la complexité
de la chimie entre ces molécules et les maladies contractées.
Certains COV ont des effets directs sur le corps humain tel que
le tétrahydrofurane s’attaquant au foie et aux nerfs;
le trichloroéthylène nuisant au cœur et étant
cancérogène; et les éthers de glycol à
courte chaîne, possédant une toxicité spécifique
à la moelle osseuse et aux testicules, étant tératogènes.
L’impact des particules de poussières, du brouillard
photochimique et des aérosols acides, les oxydes d’azote
et de soufre, et le monoxyde de carbone, les métaux et
les COV a été étudié par Bates (1995).
Cependant, peu d'information sur les effets à long terme
est disponible jusqu’à maintenant dû au manque
de recul des études réalisées.
Les COV et des molécules associés sont cancérigènes.
Une étude récente a confirmé ce risque 5
à partir d'une étude épidémiologique
ayant porté en Rhône-Alpes sur 37 polluants (non
réglementés pour la qualité de l’air
ambiant et rarement mesurés). L'étude a montré
que ces polluants tendent à diminuer; que l'exposition
au formaldéhyde pourrait induire des irritations des yeux,
du nez et de la gorge; et que l’exposition à certains
COV (Chlorure de vinyle monomère, benzène, 1,3-butadiène,
tétrachloroéthylène, acétaldéhyde,
formaldéhyde et 1,2-dichloroéthane) augmente, faiblement,
mais de manière statistiquement détectable.
Le perchloroéthylène, utilisé pour le nettoyage
à sec, figure sur la liste des cancérogènes
du groupe 2A du CIRC.
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